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  • #TeamEurope- Niger solidaire avec l’hôpital de référence de Niamey face à la Covid-19

    La Team Europe - Niger, solidaire avec l’hôpital de référence de Niamey face à la crise Covid-19


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 13/10/2020

    L’Hôpital Général de Référence de Niamey a réceptionné ce 13 octobre 2020 du matériel et des consommables pour la lutte contre la pandémie de Covid-19 et la continuité des services essentiels.Ce don rentre dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet de renforcement de la résilience du système de santé publique au Niger face à la crise de Covid-19 : TeamEurope-Niger, ensemble contre la crise Covid-19.  Ce matériel est composé de :50 masques faciaux ; 15 oxymètres de pouls ;25 pulvérisateurs ; 630 kg de chlore en granulé ;5000 maques réutilisables ; 1 électrolyseur de solution d’hypochlorite de sodium ; 1 groupe électrogène de 300 KVA. Cette donation constitue une partie de ce que le projet à prévu pour l’Hôpital Général de référence de Niamey. L’hôpital a déjà reçu 12 500 litres de solution hydroalcoolique et de gros équipements de réanimation, ainsi que des équipements de protection individuelle et une ambulance médicalisée arriveront d’ici peu. A travers cette action, l’Union européenne et le Niger s’associent une fois de plus pour lutter contre la pandémie du covid-19 au Niger.


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    Niger NER20004

  • Le projet #TeamEurope-Niger fait un don de matériel à la région de Maradi.

    Le projet #TeamEurope-Niger fait un don de matériel à la région de Maradi


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 09/10/2020

    TeamEurope est un projet financé par l’Union Européenne et le Grand-Duché de Luxembourg et mis en œuvre par Enabel.Ce projet vise la réduction de l’impact de la pandémie sur la population du Niger en se focalisant sur deux lignes essentielles du plan de riposte national : La fourniture en médicaments et autres consommables médicaux et le renforcement de 3 hôpitaux régionaux (Maradi, Dosso et Zinder) et de l’hôpital général de référence à Niamey en matériel de réanimation pour la prise en charge des patients en insuffisance respiratoire.Les structures sanitaires appuyées par le projet sont ainsi mieux équipées pour faire face à la prise en charge des patients atteints du Covid-19 et être plus résilients face à cette pandémie.   Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 et en réponse au plan de riposte national, le projet #TeamEurope-Niger a procédé le vendredi 11 septembre 2020 à une double cérémonie de donation de matériel à Maradi. La première cérémonie a consisté à la remise de 5000 masques réutilisables par EUCAP SAHEL aux Forces de Sécurité Intérieure (FSI). EUCAP SAHEL, en tant que mission européenne fait partie de l’équipe #TeamEurope-Niger et assure par ses vols, l’acheminement d’une partie du matériel acquis par le projet dans les régions.  Au cours de la seconde cérémonie organisée au Centre Hospitalier Régional, ce sont, 50 masques Décathlon ; 1 électrolyseur ; 50 connecteurs (valves pour les masques décathlon) ; 15 oxymètres de pouls ; 25 pulvérisateurs ; 12 500 litres de solution hydroalcoolique ; 625 kg de chlore et 5000 masques réutilisables qui ont été remis.Ce matériel estimé à près de 57 millions de francs CFA contribuera à renforcer les capacités de l’hôpital de Maradi face à la lutte et à la résilience contre la Covid -19. Les deux cérémonies se sont déroulées en présence du Gouverneur de la région de Maradi, de l’Ambassadrice de la Délégation de l’Union Européenne, de la Représentante Résidente de l’Agence belge de développement (Enabel) au Niger et d’autres responsables de la région.  


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    Niger NER20004

  • Inauguration des bâtiments réhabilités de l’hôpital de district de Loga dans la région de Dosso – Niger

    Inauguration des bâtiments réhabilités de l’hôpital de district de Loga au Niger


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 22/07/2020

    La Belgique et le Niger ont convenu d’améliorer l'offre et la demande de soins et des services de santé à travers un programme Santé intégré par trois projets : le PARSS (projet de renforcement du système de santé) terminé depuis juin 2019, et les actuels PASS (Programme d’Appui au Système de Santé) et IRC (Intervention pour le Renforcement des Capacités).   Le PASS couvre la période 2018-2021 avec un budget de 14 millions d’euros, et il vise à avancer de façon pratique vers la couverture sanitaire universelle en se concentrant sur l’amélioration de la qualité des soins dans deux districts sanitaires. Pour cela, divers appuis sont mis en œuvre dont le financement basé sur les résultats: FBR.   Le PASS a, par ailleurs, assuré la continuité des travaux inachevés du PARSS, dont la finalisation de la réhabilitation de l’Hôpital de Distict de Loga dans la région de Dosso.L’inauguration officielle des bâtiments réhabilités s’est déroulée le mardi 21 juillet 2020 à Loga, en présence du maire et du préfet de Loga, du Gouverneur de la région de Dosso, de SEM l’ambassadeur du Royaume de #Belgique au #Niger et du Ministre de la Santé Publique.    Le total (travaux + équipements) apportés par la Belgique pour l’Hôpital de District de Loga est de 464.325.200 FCFA, soit 707.561 €uros.   Ces travaux comprennent la construction de 10 bâtiments neufs (dont les Urgences/consultations, hospitalisation Médecine, Radiologie, bureaux Administration,) et de 10 bâtiments réhabilités dont le bloc opératoire, les services de gynécologie et pédiatrie.Ces résultats permettront d’améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge des patients et de réorganiser les services pour fluidifier le parcours du patient.Ces locaux offrent également de meilleures conditions de travail au personnel de santé.


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    Niger NER1606811

  • Vers des systèmes d’élevage plus résilients au Niger

    Vers des systèmes d’élevage plus résilients au Niger


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 03/07/2020

    Financé par le Royaume de Belgique et l’état du Niger à hauteur de 16.5 millions d’euros dont 14 millions d’euros pour la Belgique et 2.5 millions pour l’Etat du Niger, ce programme vise à rendre les systèmes d’élevage plus résilients, performants et durable, dans lesquels des emplois, surtout des jeunes et des femmes sont créés ou consolidés. Il mène des actions pour le développement des filières de production animale, la valorisation et la commercialisation des produits animaux, ainsi que des interventions pour mieux gérer et protéger les ressources naturelles essentielles pour l’élevage. Ce programme intervient dans les régions de Dosso et Tahoua.   Le PRADEL tant dans sa conception et que dans sa mise en œuvre reste pertinent par rapport aux besoins du groupe cible. L’année 2019 a permis de capitaliser les résultats du démarrage de l’année 2018 et d’atteindre une bonne vitesse de mise en œuvre du Programme. Les grands chantiers en termes de développement des chaines de valeur (financement, appui conseil, infrastructures structurantes, conditions d’élevage (alimentation, santé animale), structuration) ont atteint un bon niveau de maturation et pourront produire les effets nécessaires pour atteindre les résultats attendus. Il en est de même des autres chantiers, notamment les aménagements pastoraux et l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’élevage qui connaissent également un niveau appréciable de mise en œuvre. Des dispositions sont prises pour assurer l’adhésion des populations au processus de changement dans le cadre de l’ingénierie sociale mettant un accent particulier sur l’information/sensibilisation, la concertation entre tous les acteurs des aménagements pastoraux. La mise en place d’un dispositif d’encadrement de proximité des promoteurs privés installés dans les bassins d’intervention à travers des conseillers en production et des conseillers en entreprenariat, l’élaboration de plans d’affaires préalables et leur soumission à des professionnels de financement sont les mesures prises par le PRADEL pour concourir à la réussite et la durabilité des activités économiques. Il en est de même de la mise en réseau des promoteurs prévue dans la stratégie du Programme. Quelques résultats intermédiaires importants obtenus par le PRADEL en 2019 : ·        - 3 services vétérinaires privés de proximité mis en place et fonctionnels en collaboration avec VSF-Belgique ; ·        - 312,7 km de bande pares-feux réalisés, 224,8 tonnes de fourrage dont 124,35 tonnes de cultures fourragères produites, ·        - 09 Projets pilotes modèles appuyés dans la boucherie, l’aviculture, la viande kilichi (viande séchée) et l’embouche ; ·        - 42 projets économiques financés dont 36 (85%) pour les femmes ; ·        - 1 324 promoteurs sensibilisés sur plusieurs thématiques (embouche, hygiène de l’habitat, suivi sanitaire des animaux, ·        - 4 723 personnes sensibilisées, 19 leaders formés sur la loi pastorale ·          - 55 ha de terre pastorale aménagés et mis en valeur (23 600 demi-lunes réalisées et 15 000 plants forestiers plantés et 500 kg ensemencés et 1 736 autres ha d’aire de pâturage en cours de restauration (marchés en cours de signature); - 105 km de couloir de passage ont été balisés (piquetage, géoréférencés et 440 autres km de couloir de passage en cours de balisage, y compris leur sécurisation légale ·       - Une gouvernance du secteur de l’élevage renforcée (concertations régionales, études stratégiques lancées, élaboration des documents sectoriels de bilans/programmations, etc.).


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    Niger NER1606911

  •  Premiers résultats de l’intervention de renforcement des capacités

    Premiers résultats de l’intervention de renforcement des capacités - Niger


    Halissa HASSAN DAN AZOUMI | 03/07/2020

    Inscrite dans le programme du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, l’intervention renforcement des capacités est en parfaite cohérence avec les orientations du secteur élevage notamment la Stratégie de Développement Durable de l’Elevage (SDDEL 2012-2035). L’objectif de cette intervention est de faire en sorte que les acteurs étatiques, le secteur privé et les organisations de la Société Civile (OSC) liées aux programmes sectoriels de l’élevage et de la santé disposent des ressources humaines avec des savoir-faire nouveaux ou complémentaires, à même d’être déployés dans les deux secteurs.  A travers des formations pertinentes et adaptées à leur besoins portant sur des thématiques d’ordre technique, managérial et comportemental, l’octroi de bourses, et la réalisation des études et expertises relevant de l’innovation, ces acteurs verront leurs capacités renforcées dans leur domaine respectif.   La mise en œuvre des activités de renforcement des capacités a effectivement démarré au cours du trimestre 4 de l’année 2018. Des résultats papables ont été enregistrés au cours de l’année 2019:       - 24 analyses organisationnelles, cartes de performances et plans de renforcement de capacités réalisées ; ·       - 24 accords de collaboration signés avec les 24 organisations bénéficiaires ; ·        - 14 formations au profit des 12 organisations du secteur élevage sur les thématiques relevant de la technique et du management/gouvernance avec au total 364 personnes touchées dont 33 femmes et 331 hommes. Le taux de satisfaction pour ces formations est en moyenne de 99% avec un taux de 100% pour les femmes;  - 9 formations au profit de 11 organisations bénéficiaires du secteur santé sur les thématiques techniques et de gestion avec au total 178 personnes touchées dont 50 femmes et 128 hommes. Le taux de satisfaction pour ces formations est en moyenne de 98%. Seuls 2% des bénéficiaires affirment être peu satisfaits ; ·        - 3 études réalisées au profit du secteur Elevage. Il s’agit de l’étude sur l’importance socio-économique de l’élevage au Niger, l’étude sur le répertoire des races bovines, caprines et ovines du Niger et l’élaboration d’une stratégie de la gestion des ressources génétiques animales ; ·       - 9 bourses de stage dont 7 pour le secteur santé et 2 pour l’élevage. Ces bourses ont concerné des thématiques techniques. Sur le neuf (9) boursiers, on dénombre trois (3) femmes et 6 hommes ; ·        - Signature d’un accord de partenariat non contraignant avec le Haut-Commissariat pour la Modernisation de l’Etat dans le cadre du coaching des organisations bénéficiaires et surtout dans le cadre de la mise en œuvre d’un micro-projet de changement de comportement par rapport à la gestion de la viande et des déchets y afférant au niveau de l’abattoir frigorifique de Niamey.   En 2020, le projet s’attellera à mettre en œuvre un nombre important d’activité mais surtout à veiller à ce que ses activités s’inscrivent dans un parcours de renforcement avec des étapes claires de suivi et de consolidation des acquis.   


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    Niger NER1607011

  • Trois questions pour comprendre l’ouverture de bandes pare-feu comme outil de résilience

    Trois questions pour comprendre l’ouverture de bandes pare-feu comme outil de résilience


    Céline MEWISSEN | 09/04/2019

    A l’instar des autres pays du Sahel, le Niger fait face à une dégradation de son environnement qui augmentent les risques de vulnérabilité à l’insécurité alimentaire et la pauvreté de sa population particulièrement en milieu rural. Dans ce pays où l’élevage agro-pastoral est dominant, l’utilisation du pâturage naturel et la mobilité des troupeaux sont les pratiques dominantes (transhumance et nomadisme). Malheureusement, chaque année, à la fin de la saison des pluies, des milliers d’hectares de ce pâturage sont perdus à cause des feux de brousse.  En l’absence de mesures de lutte préventive, les feux de brousse constituent un fléau qui, en quelques heures, peut détruire des milliers d'hectares de pâturages.  Pour le combattre, dès les années 1970-90, l’Etat mobilisait des moyens conséquents notamment à travers les services forestiers. Entre 1990 et 2010, les interventions structurelles de l’Etat ont progressivement laissé la place aux interventions ponctuelles des projets de développement.   Comment fonctionne l’activité d’ouverture de bandes pare-feu ? L’ouverture des bandes pare-feu est une méthode préventive de la lutte contre les feux de brousse au Sahel. Elle consiste à tracer des bandes de longueur variable et de 15 à 20 mètres de largeur orientées perpendiculairement à la direction du vent dominant de la saison sèche. Les bandes ainsi tracé débarrasser ces bandes de toute végétation, souche et matière inflammable. Dans la zone traversée par des bandes pares-feux, le pâturage naturel est protégé contre les feux de brousse. Et en cas de feux, les bandes serviront de lignes d’attaque pour endiguer la propagation de l’incendie. L’ouverture des bandes peut se faire avec des engins comme la niveleuse ou manuellement dans une approche de Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO). L’Approche HIMO adoptée par le PRADEL permet la création d’emploi temporaire pour la population locale qui fournit la main d’œuvre. Toujours dans la démarche du PRADEL, la paille labourée sur les bandes pare-feu est ramassée et stockée par les populations locales. Elle est vouée à être utilisée pour l’alimentation du bétail en période de soudure. À cette époque de l’année, le pâture est rare et difficile d’accès pour les ménages pastoraux pauvres alors que les prix des aliments de bétail flambent. Avoir la paille disponible et à proximité leurs permettra de l’acquérir a un prix social. La  vente de la paille et la gestion des recettes sont assurées par un comité de gestion mis en place en amont. Ces activités aident les populations à se familiariser à la gestion communautaire de leurs biens. Comment l’argent gagné est-il utilisé ? Les recettes issues de la vente de la paille labourée sera utilisée à 50% pour la reconduction de l’opération, 30% pour la création d’une banque d’aliment bétail ou d’autres activités génératrices de revenus au profit des communautés et 20% pour la gratification des membres des comités de gestion. Du côté des travailleurs, cette activité est prise comme une véritable source de revenus, en particulier pour les femmes qui peuvent ainsi satisfaire beaucoup des besoins sociaux de leur famille (nourriture, habillement, contribution aux évènements tels que le mariage, baptême, etc.). Comment cette activité contribue-t-elle à la résilience des communautés? Sur le montant total des revenus issus de leurs travail, les équipes doivent consentir à réinvestir au moins 10 % dans une activité de groupe de leur choix. En l’occurrence, c’est l’embouche, méthode qui consiste à engraisser le bétail en le faisant paître, qui a été retenue. Cette initiative de réinvestissement est une approche nouvelle. Jusqu’ici, les travailleurs dépensaient tous les revenus issus des bandes pare-feu et attendaient ensuite la prochaine campagne alors que d’autres partaient en exode en dehors du pays. À travers cette orientation vers la gestion communautaire, le PRADEL espère favoriser l’autonomie individuelle et collective des travailleurs et donc leur résilience en période de soudure et de crise. Cette activité a enfin pour vocation de renforcer la cohésion et l’entraide sociale au sein des villages et ainsi prévenir d’éventuels conflits.


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    Niger NER1606911

  • Le financement basé sur les résultats, première étape vers la mise en oeuvre de la couverture universelle de santé

    Le financement basé sur les résultats, première étape vers la mise en oeuvre de la couverture universelle de santé


    Céline MEWISSEN | 30/01/2019

    Le programme d'appui au système de santé a pour objectif d’améliorer l’accès des populations aux soins de santé primaires de qualité par la mise en oeuvre graduelle de la Couverture Universelle de Santé (CUS). Dans un premier temps, il mettra en place, en collaboration avec la Direction Régionale de la Santé Publique (DRSP) et l’Equipe Cadre de District (ECD), une Agence de Financement Basé sur les Résultats chargée du suivi mensuel des performances atteintes par chaque formation sanitaire, de la rétribution directe à chacune d’elles en fonction des performances atteintes et enfin de l’accompagnement technique des formations sanitaires dans l’utilisation de ces ressources (salaire du personnel médical, dépenses de fonctionnement, primes de motivation, etc.). Dans un deuxième temps, le PASS prévoit d’utiliser la mise en place du Financement Basé sur les Résultats, notamment l’expérience de l’Agence Départementale FBR, pour passer à une Agence Départe-mentale d’Assurance Maladie Universelle (AMU). Celle-ci inclurait les fonctions de : financement direct des prestataires ; prise en compte de la demande (la voix de la communauté sur la qualité des soins reçus) ; contrôle de la qualité technique des prestations ; gestion des adhérents à l’AMU et de l’utilisation de leur cotisation. On voit bien qu’il s’agit de reprendre les fonctionnalités du FBR en les amplifiant avec l’inclusion de la Demande et des adhérents à l‘AMU. Le chemin pour arriver à une couverture universelle de santé cou-vrant toute la population sera long. Le PASS a comme objectif d’aider le Ministère de la Santé Publique à faire les premiers pas dans les deux districts sanitaires appuyés (Gaya et Gothèye) couvrant plus de 500.000 habitants. En savoir plus : Le mécanisme de Financement basé sur les résultats La stratégie de financement basé sur les résultats (FBR) vise à augmenter la quantité et la qualité des soins préventifs et curatifs fournis à la population à travers la rétribution directe de la performance de chaque forma-tion sanitaire. Cette rétribution est effectuée sur la base d’un contrat de performance entre une partie qui paye (l’Agence Départementale du FBR) et une partie qui fournit les soins (les prestataires : Hôpital de district et le réseau de Centres de santé Intégrés-CSI).


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    Niger NER1606811

  • Le renforcement des capacités individuelles comme tremplin vers le développement socio-économique

    Le renforcement des capacités individuelles comme tremplin vers le développement socio-économique


    Céline MEWISSEN | 21/01/2019

    L’intervention renforcement des capacités (IRC) vise à accroître les performances des acteurs des secteurs de la santé et de l’élevage afin de contribuer efficacement au développement desdits secteurs. Elle vient en appui aux deux nouveaux programmes mis en oeuvre par Enabel : PASS et PRADEL. Le groupe cible de l’intervention comprend les acteurs étatiques, le secteur privé et les organisation de la Société Civile (OSC) pouvant influencer le développement dans les secteurs de la santé et de l’élevage.L’intervention IRC se base sur une approche novatrice pour adresser les besoins en renforce-ment organisationnel et institutionnel. Elle part de l’hypothèse qu’encourager les différents groupes d’acteurs dans leur performance organisationnelle, en se basant sur leurs rôles et fonctions respectifs, conduit à long-terme au développe-ment socio-économique.La porte d’entrée pour le renforcement des capacités est l’organisation qui est considérée comme «le moteur» du développement. Il s’agit de prendre sous la loupe les capacités institutionnelles et organisationnelles existantes, pour déterminer les capacités individuelles qui sont à renforcer afin de développer l’organisation. L'organisation est donc considérée comme un « capteur » de capacités individuelles afin de les transformer en performance organisationnelle.Le processus de renforcement procédera par analyses organisationnelles qui seront traduites en cartes de performances sur base desquelles seront élaborés des plans de renforcement des capacités (RC). La mise en oeuvre des activités de renforcement découlera d’une consolidation préalable en vue d’avoir une plus grande économie d’échelle. Cette consolidation prendra en compte les thèmes transversaux et prioritaires à savoir le genre, l’approche basée sur les droits humains, le changement climatique et la digitalisation.L’IRC vise également le développement d’initiatives innovatrices par des alliances stratégiques autour des thèmes spécifiques contribuant au développement des deux secteurs (élevage et santé). Il est attendu que le renforcement de capacités individuelles et les initiatives innovatrices puissent avoir un impact sur la performance des acteurs et sur la réalisation des objectifs sectoriels.


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    Niger NER1607011

  • Une formation sur-mesure pour des jeunes filles brillantes

    Une formation sur-mesure pour des jeunes filles brillantes


    Céline MEWISSEN | 15/01/2019

    Le projet Sarraounia vise à améliorer les conditions de maintien des filles dans six collèges ruraux de la région de Dosso en sensibilisant notamment les communautés rurales cibles sur le genre et l'éducation. Depuis son lancement en février 2017, le Projet est expérimente une stratégie de sensibilisation novatrice axée sur la mise en œuvre d'actions concrètes au lieu des campagnes de sensibilisation de masse classique. La finalité de cette nouvelle approche méthodologique de "Valorisation du Changement Social" est double: d'une part, améliorer les aspirations scolaires des jeunes filles en récompensant les plus performantes d'entre elles et d'autre part, démontrer aux communautés les bénéfices tangibles de la scolarisation des filles.   Dans ce cadre, six élèves en classe de quatrième et une élève en classe de cinquième s’étant particulièrement distinguées par leurs résultats scolaires et leur leadership durant l'année scolaire 2018-2019 ont bénéficié de deux mois de formation à Niamey.   Encadrées par les ONG Bien-être de la Femme Rurale et DOUBANI, Aminatou, Attikatou, Hannatou, Zouley, Adama, Sahara et Leyhana ont assisté à des cours d’économie familiale, des séances d’information sur des thématiques essentielles à leur épanouissement ainsi que des formations en activités manuelles génératrices de revenus telles que la couture, la fabrication d’objets avec des perles et la fabrication de savons, pommades et parfums. Toutes ont pris l'engagement de mettre en application les nouvelles connaissances et compétences acquises en formant à leur tour d'autres jeunes filles qui le désirent au sein de leur collège.   Les jeunes filles ont participé à des visites guidées, notamment à l'Institut de Formation en Techniques de l'Information (IFTIC) dont la directrice générale est une femme, afin de leur montrer des modèles de femmes leaders occupant de hautes fonctions administratives.     À travers cette expérience unique, ces jeunes filles qui visitaient la capitale Niamey pour la première fois de leur vie ont découvert des réalités différentes de leur vie au village. Finalement, elles ont pris conscience de l'ampleur des inégalités de genre qui existent dans le cadre de leur scolarité et de l'enjeu de l'égalité des chances dans le secteur de l'éducation.    


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    Niger NER1506411

  • Deuxième édition de la Compétition Sarraounia :

    Deuxième édition de la Compétition Sarraounia : "Engageons-nous toutes et tous en faveur de l'égalité des chance dans l'enseignement secondaire"


    Céline MEWISSEN | 26/11/2018

    Le 24 novembre a eu lieu la deuxième édition de la compétition Sarraounia. Des attestations  et prix ont été remis aux élèves les plus méritants des six collèges d’intervention du projet. L’exemple du collège de Malam Koira, établissement qui a vu la réussite de 100% des élèves filles inscrites au BEPC en 2018 a été salué par l’ensemble des participants. Les parents d’élèves, directeurs, comités de gestion des établissements scolaires et leaders religieux les plus engagés envers la scolarisation des filles dans leur communauté ont également été récompensés. Ainsi que le Directeur régional des enseignements secondaires (DRES) de Dosso l’a souligné, l’enjeu est double. Tout d’abord, stimuler l’émulation afin de pousser les élèves à se dépasser dans leurs études mais également et avant tout, améliorer la perception des parents et des communautés rurales sur les bénéfices de la scolarisation de la jeune fille. Il a appelé l’ensemble de la communauté à « s’engager en faveur de l’égalité des chances dans l’enseignement secondaire. Ainsi, en le faisant, nous n’apportons pas seulement notre contribution à l’atteinte des objectifs du Projet Sarraounia mais nous contribuons surtout à améliorer les perspectives d’avenir des jeunes filles scolarisées dans les six collèges ruraux pilotes.  Je demeure convaincu que l’éducation constitue la meilleure opportunité pour ces filles elles-mêmes, leur famille et leur communauté.»


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    Niger NER1506411

  • Programme d’Appui au Développement de l’Élevage « KIYO ARZIKI »

    Programme d’Appui au Développement de l’Élevage « KIYO ARZIKI »


    Céline MEWISSEN | 03/09/2018

    Le Programme d’Appui au Développement de l’Élevage « Kiyo Arziki » a pour objectif général de renforcer la sécurité alimentaire, la résilience et les revenus des populations liées à un élevage familial dans les régions de Tahoua et de Dosso et ce, en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (MAG/EL). Il développera les chaînes de valeur inclusives liées à l´élevage; sécurisera durablement l´accès aux ressources pastorales; améliorera les capacités institutionnelles pour renforcer la résilience des (agro-)éleveurs vulnérables face aux crises et au changement climatique; et enfin, renforcera la gouvernance du secteur. Le programme mettra en œuvre une approche fondée sur les droits notamment à travers l´amélioration de la gouvernance du secteur, en renforçant les capacités tant des porteurs de devoirs que celles des détenteurs de droits. Ensuite, les femmes seront autonomisées et incluses dans les processus de décision. Les jeunes et les femmes seront les bénéficiaires principaux des activités économiques promues par l´intervention. Enfin, le programme fera la promotion de l’intégration des technologies d´information et de communication pour améliorer l´accès à l'information, la collecte de données et les services pour les éleveurs et les entrepreneurs.


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    Niger NER1606911

  • Success story : 100% de réussite des filles inscrites au BEPC 2018 dans le CEG de Malam Koira

    Success story : 100% de réussite des filles inscrites au BEPC 2018 dans le CEG de Malam Koira


    Céline MEWISSEN | 12/08/2018

    Le CEG de Malam Koira est un collège rural de la commune de Falwell dans le sud-ouest du Niger. Créé en 2014 avec peu de moyens, l’établissement n’avait pas encore eu l’occasion de faire ses preuves. C’était jusqu’à cette année puisqu’avec des résultats impressionnants au BEPC, le collège vient se classer deuxième de la région de Dosso. Le CEG Malam Koira totalise en effet 100% de réussite pour les filles et 92% pour les garçons inscrits à l’épreuve. Cette remontée fulgurante est le fruit d’un processus entamé il y a plusieurs mois. De l’avis de tous, c’est le comportement même des filles et de la communauté vis-à-vis des études qui a changé. La réussite scolaire est valorisée et cela donne le courage nécessaire aux élèves pour étudier. La motivation est le premier pas vers le succès de ces jeunes ! Mais qu’est-ce qui les motive ? Un lieu d’étude équipé et sécurisé En milieu rural, certains élèves sont parfois contraints de s’éloigner du village pour pouvoir effectuer tranquillement leur révisions. Cette pratique comporte un risque pour leur sécurité, plus particulièrement en ce qui concerne les jeunes filles, et peut donc s’avérer décourageante. Pour remédier à cette problématique, le projet Sarraounia a mis en place une action pilote : la construction de cases d’étude au niveau de villages et collèges. Elles représentent un espace sécurisé permettant aux élèves de faire l'expérience inédite de la fréquentation d'une bibliothèque. Le CEG de Malam Koira bénéficie ainsi de sa propre salle d’étude en matériaux définitifs et reliée à l’électricité grâce à des panneaux solaires. La case contient quantité de livres d’exercices, manuels scolaires, dictionnaires ou encore romans mais également un tableau. Des séances de remédiations y sont organisées et les élèves peuvent venir lire et réviser, seuls ou en groupe. Narba Oumarou Souley qui a obtenu son BEPC à l’écrit nous raconte : « L’année dernière j’ai échoué au BEPC mais cette année j’ai étudié plus et j’ai réussi. Je viens d’un autre village à 8 km d’ici. Après les cours, je vais à la case d’étude jusque 18h puis je rentre à la maison et je travaille encore un peu. J’utilise beaucoup les annales avec les anciennes épreuves et les corrections. On fait des groupes, on fait les exercices des annales et puis on les corrige ensemble au tableau de la case d’étude. Quand je fini les révisions, je lis des romans. » Un appui aux enseignants Les enseignants sont en première ligne non seulement pour transmettre leur savoir mais également l’envie de réussir. Ils ont donc eux aussi été soutenus afin de pouvoir exercer leur profession dans de meilleures conditions. Ceux-ci ont bénéficié de formations et de matériel pédagogiques. « Pour les sciences, on a reçu du matériel, nous explique Saley Idrissa professeur de mathématiques et de sciences. Nous avons également reçu la visite d’un laborantin venu faire des démonstrations et des expériences devant les élèves. À l’examen, une question a été posée sur une de ces expériences. Avec ce qu’ils ont vu de leurs propres yeux, de façon concrète, ils ont pu répondre au questionnaire. Le fait d’avoir fait des TP a donc directement contribué à leur réussite au BEPC. » Des stagiaires modèles pour inspirer les jeunes élèves Au-delà de ces deux facteurs, c’est aussi et surtout la sensibilisation des jeunes filles et de leurs parents qui a eu un effet positif sur les résultats de cette année. Pour la première fois, en partenariat avec l’Ecole Normale d’Instituteurs de Dosso, des enseignantes stagiaires se sont rendues dans les collèges d’intervention. Pendant deux mois et demi, elles y ont sensibilisé la population à propos de la réussite scolaire et appuyé les élèves dans les cases d’étude. Cela a eu un impact certain sur les jeunes filles qui bénéficiaient à la fois d’un modèle et d’un mentor vers qui se tourner en cas de difficulté. Boubacar Ibrahim Bozari, directeur de l’ENI nous confie : « Au départ, on se demandait quel apport nous pouvions faire. Mais lorsque les stagiaires sont arrivées, elles nous ont téléphoné pour nous dire qu’elles étaient restées à la case d’étude avec les collégiennes jusque 23h. C’était nouveau, inédit. Ce qui a fait le succès de la sensibilisation c’est que les enseignantes stagiaires étaient des femmes. Cela a rassuré les parents et surtout les mères pour laisser les filles. Elles ont appuyé, elles ont travaillé ensemble avec les filles pour apprendre leurs leçons, faire leurs exercices. À la fin du stage, lors de l’évaluation, on a eu la confirmation du changement de comportement des filles en classe. Elles donnaient l’impression d’être plus intéressées aux études. Notamment en math et en français, on a vu que la participation de la classe a changé. Même au niveau des évaluations, ils ont constaté le changement. Maintenant, après les résultats du BEPC, je suis convaincu. L’amélioration est claire et nette. On est surpris et dépassé par les résultats. »  


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  • Un collège rural inclusif au Niger

    Un collège rural inclusif au Niger


    Céline MEWISSEN | 08/08/2018

    Au Niger, le défi d'une éducation inclusive demeure une réalité incontestable, tout particulièrement dans l'enseignement secondaire où persiste des inégalités entre filles et garçons. Le manque d'infrastructures et des normes sociales privilégiant le mariage précoce rendent souvent difficile l'accès et l'achèvement des études pour les filles.Découvrez les réalisations du Projet Sarraounia de Enabel dans 6 collèges ruraux de la région de Dosso afin de rendre l'environnement scolaire plus favorable au maintien des jeunes filles à l'école.


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  • Le devenir du pastoralisme au Niger, Conférence-débat

    Le devenir du pastoralisme au Niger, Conférence-débat


    Céline MEWISSEN | 07/08/2018

    Le 5 juillet 2018, le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, en collaboration avec l’ambassade du Royaume de Belgique au Niger et avec l’appui du PRADEL (Programme d’Appui au Développement de l’Elevage), a organisé une conférence sur le pastoralisme au Niger.   A travers l’exposé du Dr Sambo Bodé, Chef du Département Géographie à l’Université Abdou Moumouni, il s’agissait de sensibiliser les décideurs, chercheurs, acteurs de la profession et partenaires techniques et financiers par rapport au contexte actuel de contraintes socioéconomiques, climatiques et sécuritaires auquel font face les producteurs, en particulier les éleveurs. Mais également de mettre en évidence la nécessité de concevoir une politique de développement agricole.   Importance du pastoralisme au Niger Dans la région sahélienne, le pastoralisme transhumant est un des systèmes d’élevage dominant. Au Niger, 80 % du cheptel constitué de plus de 40 millions de têtes de bétail suit un mode de production mobile. Le pastoralisme transhumant assure la sécurité alimentaire des communautés d’éleveurs et présente beaucoup d’atouts économiques, environnementaux, culturels et sociaux. Il permet de valoriser des ressources naturelles (terre, eaux, sous-produits agricoles) inégalement réparties entre les zones agro-écologiques à différentes saisons de l’année.   En chiffre : L’élevage contribue pour 13% au PIB national ; Cette activité fournit 7% des recettes d’exportation du pays ; On estime qu’environ 95% de la population est concernée par les activités d’élevage ;  …et que 20% en tirent l’essentiel de leurs revenus.   Constats et défis du pastoralisme A l’heure actuelle, l’élevage pastoral fait face à de nombreux obstacles liés à  l’accès aux ressources et aux services sociaux de base, à la complexité des conflits sociaux entre transhumants et « sédentaires », la faible complémentarité entre agriculture et élevage, au faible investissement sur les exploitations familiales pour renforcer leur résilience, à la faible prise en compte des aspects du pastoralisme dans la gouvernance dans le contexte de la décentralisation ou encore à la  fermeture de la transhumance transfrontalière.   On assiste à une rupture d’équilibre entre les ressources naturelles et les besoins des populations. Il est donc urgent de repenser la gestion des systèmes agricoles pour éviter une catastrophe écologique et humaine.   Réflexions sur la nécessité d’une politique de développement agricole A l’issue des discussions, l’auditoire a adressé des suggestions à trois acteurs cibles. Tout d’abord et  vu le rôle important de l’élevage dans l’économie nigérienne, les participants recommandent à l’Etat d’investir dans : La viabilisation des frontières qui permettent de mieux contrôler les mouvements des animaux ;Une réglementation adéquate de l’accès aux ressources ;La maîtrise de la sécurité des transhumants et leurs bétails ;La mise en place d’une véritable politique éducative pour les enfants en milieu pastoral, l’éducation des acteurs étant une nécessité pour apporter des changements à la hauteur des défis.   Ensuite, certaines actions préalables à la mise en œuvre d’une politique d’envergure par le Ministère en charge de l’élevage ont été relevées par l’audience telles que : La maîtrise des statistiques animales ; L’harmonisation, popularisation et internalisation des textes sur le pastoralisme ; L’innovation en santé animale (pour circonscrire les pathologies contagieuses surtout), en alimentation (ensemencement ou diffusion d’espèces fourragères résistantes, complémentation en eau en début de saison humide, …), en pratique d’exploitation (abattoirs modernes permettant de mieux tirer profit que le commerce d’animaux sur pieds, …).   Enfin, il y a un intérêt certain à trouver des solutions pour la transhumance transfrontalière au niveau des Institutions sous régionales et régionales car cette pratique procure des bénéfices tant pour les transhumants que pour les pays d’accueil. Des textes existent (par exemple, CEDEAO de 1998) mais il est fondamental de les adapter aux réalités actuelles pour ensuite les mettre en application.   Dans le contexte actuel de changement climatique, il est nécessaire de mettre en œuvre un élevage résilient et intelligent. La solution du pastoralisme au Niger est nationale et les réponses sont à chercher, entre autres, dans une nouvelle politique foncière (recommandation des états généraux du foncier, 2018) et dans l’aménagement du territoire. Cette solution doit également compter sur la complémentarité avec l’agriculture au Sud du pays.


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  • Un leader engagé en faveur de la scolarisation de la jeune fille dans sa communauté

    Un leader engagé en faveur de la scolarisation de la jeune fille dans sa communauté


    Céline MEWISSEN | 28/05/2018

    L’Imam Abarchi, leader religieux, prêche lors de la prière hebdomadaire du vendredi depuis environ cinq ans. C’est un pionnier dans son village de Birni Falla dans la commune de Douméga à Dosso (Niger). Il a en effet posé un acte, inimaginable il y a à peine un an dans cette communauté rurale traditionnelle : remettre la dot apportée par le prétendant de sa fille Aicha en classe de 3ième, admise au BEPC session 2017 afin de lui permettre de poursuivre ses études au Lycée de Douméga. Le mariage précoce était jusqu’alors la pratique la plus valorisée socialement pour toute jeune fille scolarisée. Pourtant, son geste a été relativement bien compris par son entourage car, selon lui, « à Birni Falla, les villageois ont vu des exemples concrets de l'impact de la réussite scolaire d'une jeune fille pour la jeune fille elle-même, sa famille et sa communauté ». Il estime que les normes et les pratiques sociales relatives au mariage précoce évoluent. Grâce à une approche de sensibilisation relationnelle, « la majorité des parents d'élèves privilégient désormais la réussite scolaire de leurs filles sur la pratique traditionnelle du mariage précoce ». Auparavant dès qu'une jeune fille était exclue du système public après les deux tentatives permises au BEPC, elle était systématiquement mariée. Maintenant, ce sont les parents eux-mêmes qui se débrouillent pour lui permettre de s'inscrire dans un collège privé à Douméga afin de lui donner une nouvelle chance d'obtenir ce diplôme d'études secondaires, indispensable pour avoir accès à des formations diplômantes. Pour démontrer son engagement sans faille, l’Imam Abarchi s'est dit disponible pour être un ambassadeur du plaidoyer en faveur de la scolarisation de la jeune fille dans les communautés rurales où les individus continuent de privilégier le mariage précoce. Dans ce cadre, il a déjà été primé en tant que leader religieux le plus engagé en faveur de la scolarisation de la jeune fille dans sa communauté par l'Honorable Sultan Djermakoye, la plus haute autorité traditionnelle de la région lors d’une cérémonie. Des personnes comme l’Imam Abarchi qui osent défier les stéréotypes culturels sont incontestablement des modèles locaux à promouvoir socialement.


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